Une idée comme ça

Une idée comme ça

Bhuta Yoga – Jan/Fev 2018


Une idée comme ça

Par Dany Lavigne

L’élection d’un président climatosceptique aux États-Unis est un cauchemar qui me paraît déjà très long. En retirant son pays de l’accord de Paris, Donald Trump a fait fi des recommandations de la communauté scientifique. Heureusement, tous ne partagent pas son ignorance. Dès le lendemain de cette annonce, les maires de plusieurs villes (Pittsburgh, New York, Austin, etc.) ont déclaré qu’ils comptaient poursuivre la lutte aux changements climatiques.

Ce n’est pas un hasard si les élus municipaux portent de plus en plus attention aux enjeux environnementaux. L’augmentation des catastrophes naturelles et des températures extrêmes, causée par les changements climatiques, affecte la qualité de vie des gens. On en a eu un triste exemple ce printemps au Québec avec les inondations qui ont touché environ 5 400 résidences.

Dans la MRC Les Moulins, comme un peu partout ailleurs, les mentalités ont évolué. Elle semble révolue, l’époque où des maires accusaient les écologistes de nuire au développement économique. Même s’il peut y avoir des désaccords par rapport à certains dossiers, l’heure est plutôt à la concertation. Et c’est toute la population qui en sort gagnante.

Au risque de paraître bizarre, j’admets avoir hâte aux élections du 5 novembre prochain! Les semaines qui précéderont seront une belle occasion de sortir le palier municipal de l’ombre. Bien entendu, le suspense varie d’une ville à l’autre. Or, il reste intéressant de voir qui sont les candidats aux postes de maires et de conseillers, et surtout ce qu’ils ont à proposer.

J’espère que nous aurons droit à des engagements audacieux en matière d’urbanisme. Terrebonne et Mascouche demeurent englués dans la logique du « tout-voiture ». De manière générale, les déplacements à pied et à vélo y sont peu sécuritaires, notamment dans les secteurs commerciaux (pourquoi les « power centers »?). Pourtant, il n’est guère compliqué de développer des infrastructures et de mettre en place une signalisation encourageant le transport actif. On peut sûrement même y arriver sans hausser les taxes municipales…

En 2009, le maire Gregor Robertson s’est donné comme mandat de faire de Vancouver la ville la plus verte du monde d’ici 2020. Après avoir consulté la population, il a proposé un plan ambitieux pour s’attaquer au problème de la pollution et des émissions de gaz à effet de serre. La plupart des 10 cibles ont déjà été atteintes! Pour ne donner qu’un exemple : depuis 2015, la moitié des déplacements à Vancouver se font en transport en commun, à pied ou à vélo.

Je lance une idée comme ça : et si Terrebonne ou Mascouche devenait la ville la plus verte au Québec?

« Existe-t-il une recette magique? Il existe une recette, certes, mais la magie consiste simplement à laisser travailler les urbanistes et les créateurs, à miser sur la culture et à se doter d’une réelle vision d’avenir. »
– Jean-Paul L’Allier