Noël chez Lazio

Noël chez Lazio

Noël chez Lazio

Par Élisa-Ann Sourdif

Les Fêtes approchent et, pour les commerçants, cette période de l’année revêt une grande importance, notamment parce qu’elle représente une bonne part de leur chiffre d’affaires annuel. C’est également une période aussi stimulante que stressante, où la frénésie se vit autant chez les clients que chez les commerçants. Lazio ne fait pas exception à la règle, si ce n’est que, vu la proximité avec la clientèle et le souci du détail qu’on leur connaît, l’expérience ne peut que s’avérer magique pour les clients. Aucun doute, chez Lazio, on sait recevoir. L’espionne culinaire a rencontré les propriétaires Josée Pelletier et David Biagini en compagnie de Béatrice Boily, qui fait partie de leur équipe.

EAS : Ça ressemble à quoi, Noël chez Lazio?

JP : Le 23 et le 24 décembre, c’est vraiment la frénésie de Noël. Le matin du 24 décembre, nous ouvrons à 9 h, mais avant 7 h, les gens commencent à arriver. Ça va jusque dans la rue, ça entre dans le stationnement! En même temps, la frénésie des Fêtes, ça commence tôt. Aujourd’hui, on le sentait avec le début de la production des tourtières, des pâtés au saumon, des tartes. Notre gros défi, c’est l’espace. Rendu à Noël, il y a de la nourriture partout, partout. L’espace et la fraîcheur. Nous avons fait le choix de la fraîcheur, et c’est non-négociable. Les buffets du 24, ils ne sont pas commencés le 22. À partir du 23, nous ne pouvons pas sortir d’ici jusqu’à la fermeture le 24 en après-midi. Mais c’est le fun!

DB : Oui, nous, le pain, la pizza (aux tomates), on ne peut pas avoir d’avance là-dessus. Pour le 24, on commence dans la nuit entre le 22 et le 23 décembre, et on n’arrête jamais jusqu’à ce que la dernière pizza entre dans le four à 13 h 30 le 24 décembre. On arrive avec des vêtements de rechange le 22 et le four n’arrête jamais. Les équipes se relaient aux douze heures. On stocke ça, il y a de la pizza partout, et ça sort au fur et à mesure.

EAS : Est-ce qu’il y a des produits spécifiques au temps des Fêtes?

DB : Notre production des Fêtes commence à ce moment-ci, en octobre. Nous avons commencé les tourtières aujourd’hui. On commence à en vendre maintenant, on les vend principalement congelées crues. Ça ne change rien sur la fraîcheur donc, nous pouvons prendre de l’avance là-dessus. Les tourtières, c’est un produit vraiment « Noël », c’est-à-dire que nous en produisons d’octobre à la semaine avant Noël seulement.

BB : Il y a aussi la rillette de Noël, les pâtés de Noël, les salamis de Noël, les gâteaux aux fruits!

EAS : Vous parlez de pâtés de Noël, de salamis de Noël, qu’est-ce qu’ils ont de particulier?

DB : Nous les faisons spécifiquement pour Noël. Pour le salami, nous y ajoutons des épices, des canneberges, des morceaux d’orange. Notre pâté de campagne, nous y ajoutons du brandy et des canneberges.

EAS : Donc, vous ajoutez de l’ambiance de Noël à vos produits réguliers?

JP : Exactement!

EAS : Dans le temps des Fêtes comme le reste de l’année, votre produit vedette, c’est vraiment la pizza?

JP : La pizza, le pain et les charcuteries. Il y a aussi beaucoup de buffets.

EAS : Les buffets, c’est moins bien connu. C’est assez récent, il me semble?

BB : C’est beaucoup par le bouche-à-oreille, nous n’en faisons pas vraiment la promotion.

DB : Nous, on sait ce qu’on peut faire. Nous n’avons pas de menu, avec des photos, des listes de prix. Si tu veux un buffet à la boulangerie Lazio, tu vas appeler, tu vas prendre rendez-vous avec Nancy, notre responsable des buffets. Tu vas prendre un café avec elle et en jaser. À la fin de la rencontre, tu vas connaître le prix et les quantités, elle va te personnaliser ton buffet. Et comme toujours chez Lazio, ça va être frais. Et généreux.

BB : Nous offrons aussi le service et l’animation.

JP : Oui, Béatrice fait ça! Parfois, elle fait la livraison et elle anime ou elle sert.

EAS : Ça représente combien d’employés, l’avant-Noël?

JP : Nous sommes une équipe de 30, mais c’est difficile à dire. Il y a aussi des anciennes employées qui reviennent pour Noël, la famille… et derrière tout ça, il y a l’ambiance, l’énergie.

DB : Oui, les clients sont vraiment reçus. Ils attendent longtemps, mais nous, on reconfigure tout l’intérieur du magasin. Pour les clients qui attendent, il y a du café, du vin, du mousseux et de la bouffe! Le matin, c’est des viennoiseries et, quand on s’approche du dîner, on sort les charcuteries. Le magasinage de Noël, c’est un moment peu agréable pour tout le monde. Oui, on donne un numéro aux gens, on contrôle la quantité de clients dans le magasin selon les employés disponibles pour les servir. Sauf que les clients qui attendent ne font pas la file. Ils sont dans la salle à manger, ils boivent un café, un verre de vin, ils sont reçus chez nous.

EAS : C’est donc une gestion complexe!

JP : Oui, nous ciblons les forces de chacun et chacun a son rôle à jouer. Cette année, nous sommes bien rodés. Avec l’équipe d’anciennes qui viennent nous supporter, ça aide beaucoup.

EAS : Et tout ça, c’est seulement Noël.

JP : Le jour de l’an, c’est facile pour nous, on n’en parle pas! C’est une grosse journée, mais comparé à la gestion que représente la journée de Noël, c’est simple.

Bref, après cette belle conversation avec des gens aussi passionnés qu’intéressants, votre espionne culinaire a incontestablement envie de passer une commande pour le 24 décembre pour vivre avec les autres clients la magie des Fêtes, l’expérience Lazio!

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En parlant avec les gens de chez Lazio, ce qui transparaît de façon marquée, c’est le côté chaleureux et familial. L’ambiance qui y règne, l’affection que les propriétaires ont envers leurs employés et envers leurs clients. Comme Micheline.

« Elle vient tous les jours. Nous l’avons nommée bibliothécaire. Elle a organisé notre bibliothèque dans la salle à manger et elle la gère. Elle reçoit nos livres, elle les trie et les place. Elle fait partie de la famille, elle reçoit même sa propre famille ici, parfois. Si nous faisons un échange de cadeaux, nous l’invitons. Elle est très impliquée, elle teste nos nouveaux produits. Elle semblait se sentir bien ici, nous l’avons inclus. Ça s’est fait tout seul, naturellement. Nous n’avons pas eu à y réfléchir. »

Josée Pelletier