Lancement du mouvement politique Réflexion jeunesse

Lancement du mouvement politique Réflexion jeunesse

Bhuta Yoga – Jan/Fev 2018

Lancement du mouvement politique Réflexion jeunesse

Par Mathieu Bélanger

Un nouveau mouvement politique vient d’être lancé dans notre MRC : Réflexion jeunesse. Ce mouvement non partisan vise à informer et à mobiliser la jeunesse québécoise sur les enjeux politiques les concernant. Fait à noter : plusieurs des membres de ce mouvement sont encore au secondaire! J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec certains d’entre eux, soit Pénélope Beauchemin, William Des Marais et Gabrielle Hurteau, élèves à l’école secondaire Armand-Corbeil, et Marc Michaud, enseignant d’éthique et culture religieuse à la même école.

Mathieu Bélanger : D’abord, racontez ce qui vous a poussés à créer ce mouvement.

Réflexion jeunesse : Au tout début, il y a le Collège Montmorency qui a organisé son forum annuel sur la Radicalisation et l’extrémisme violent, ayant pour thème cette année Médias, propagande et radicalisation. Lors de ce forum, une soixantaine de jeunes du secondaire et du collégial de la grande région de Montréal se sont réunis pour discuter de ce thème et proposer des solutions, tout en développement leur esprit critique. Dans ce contexte, Marc Michaud a recruté des jeunes de l’école Armand-Corbeil. Puisque certains d’entre nous sont liés au journal étudiant de l’école, ce thème nous a accrochés et nous avons participé à l’événement, qui s’est déroulé les 21 et 22 avril 2017. Le forum nous a beaucoup stimulés et nous a permis également de rencontrer plusieurs autres jeunes allumés. Nous avons alors commencé à discuter ensemble pour déterminer de quelle façon nous pourrions plus nous impliquer auprès des autres jeunes de notre communauté.

Puis, le hasard faisant parfois bien les choses, la vice-première ministre du Québec et ministre responsable de la région de Lanaudière, Lise Thériault, s’est déplacée à notre école, Armand-Corbeil, le 28 avril afin de faire certaines annonces budgétaires concernant les écoles de la région. Comme nous sommes impliqués dans le journal étudiant, nous avons eu l’occasion de la rencontrer et de discuter avec elle. C’est suite à cette discussion et à ses suggestions qu’est vraiment née l’idée de fonder un mouvement politique pour la jeunesse. Comme elle nous avait laissé ses coordonnées, nous en avons profité pour la rencontrer de nouveau, le 2 juin, afin de lui faire part de nos réflexions et lui présenter notre projet maintenant formé : Réflexion jeunesse.

MB : Et en quoi ça consiste exactement, Réflexion jeunesse?

 RF : Nous sommes un mouvement jeunesse non partisan « qui vise à donner une voix à l’aide des réseaux sociaux aux milliers de jeunes Québécois et Québécoises qui souhaitent débattre des enjeux de notre société » (tel qu’indiqué sur la page Facebook du groupe). Ainsi, nous ne sommes pas un mouvement de revendication, mais plutôt de dialogue.

MB : Comment est structuré votre groupe?

 RF : Réflexion jeunesse est piloté par un groupe de jeunes motivés. Le noyau dur, si l’on peut dire ça comme ça, se situe à Armand-Corbeil. Mais nous sommes aussi des jeunes d’autres horizons. Par exemple, une membre provient de la Rive-Sud de Montréal tandis qu’un autre est de Laval. Afin de nous aider, nous sommes appuyés par un comité conseiller, composé de Benoit Mercier, enseignant de philosophie au Collège Montmorency, et de Marc Michaud.

MB : Et plus concrètement, quel est votre objectif?

RF : Nous avons réellement deux mandats. Dans un premier temps, nous souhaitons regrouper tous les jeunes intéressés par la politique et l’implication citoyenne. Cela veut bien sûr dire les jeunes impliqués dans les associations étudiantes secondaires, collégiales et universitaires, mais nous voulons aussi parler aux jeunes qui ne sont pas dans les institutions scolaires, voire les jeunes qui sont dans la rue, puisqu’eux aussi ont des choses à dire concernant le fonctionnement de la société.

Notre deuxième mandat en est un d’éducation de la jeunesse. En effet, les jeunes sont souvent peu intéressés par la politique et généralement, ce désintérêt s’explique par le fait qu’ils ne comprennent pas les enjeux politiques ou encore les bulletins de nouvelles. Si un jeune ne comprend pas ce qui est raconté, il ne sera pas intéressé. Notre objectif est alors de rendre la politique intéressante, de « piocher et briser la carapace » de désintérêt qui entoure parfois les jeunes.

MB : Comment allez-vous faire cela?

RJ : Nous allons surtout être actifs sur les réseaux sociaux. Nous allons consulter les jeunes pour connaître leurs opinions sur différents sujets liés à la politique et savoir ce dont ils désirent entendre parler. Tout part des jeunes. Ensuite, après avoir effectué les recherches appropriées, nous allons créer une vidéo présentant la réponse à la question ou encore des solutions au problème soulevé, vidéo qui sera elle aussi diffusée sur les réseaux sociaux. Bref, des jeunes vont pouvoir parler à des jeunes des enjeux qui préoccupent les jeunes.

Une fois cela fait, nous présenterons le fruit de nos réflexions et les solutions proposées au gouvernement, afin que des changements puissent être opérés dans la société. D’ailleurs, la première question que nous poserons concerne la perception que les jeunes ont de la politique.

Pour nous joindre et nous suivre, on peut aller sur notre page, en cherchant simplement Réflexion jeunesse sur Facebook.

MB : Merci beaucoup à vous pour cet entretien, Pénélope Beauchemin, William Des Marais, Gabrielle Hurteau et Marc Michaud, et bonne chance dans ce projet qui est très inspirant!