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Une passion qui n’est pas prête de s’éteindre

C’est en étant déterminé à apprendre de nouvelles choses que l’on peut faire naître en nous une passion ou un intérêt précis. Dans le cas de Stéphanie Valcourt, jeune artiste peintre de Terrebonne, son engouement pour la peinture ne date pas d’hier. Déterminée depuis son jeune âge à explorer différentes techniques, notamment en suivant différents cours de peinture, elle a développé une admiration pour cet art et, avec le temps, elle a su le raffiner.

En octobre 2010, Stéphanie a suivi un cours de création avec le peintre André Julien. Elle a pu explorer la texture et, par le fait même, se mettre à créer ses propres œuvres. « Ce cours de peinture a été un gros déclic pour moi. Ça m’a permis de faire beaucoup de chemin en peu de temps », dit-elle. Stéphanie s’est ensuite impliquée avec l’Association des Artistes en Arts Visuels de Terrebonne (AAAVT) comme bénévole. Puis, elle a fait partie du conseil administratif comme relationniste et responsable des expositions pendant deux ans, soit de 2011 à 2013. « Lors de mon passage dans l’AAAVT, ça m’a permis de rencontrer des artistes, mais aussi d’explorer l’autre côté d’une exposition, c’est‑à‑dire de planifier toute l’organisation », confie-t-elle. Mme Valcourt a donc aidé à la disposition des deux premières éditions du Symposium de l’AAAVT. L’Association a d’ailleurs remporté le Griffon d’Or de Terrebonne, catégorie Événement culturel de l’année, en 2011.

Créer ses propres collections

La première collection produite par Stéphanie fut Apparences et Perceptions, qui se voulait un peu abstraite. La peintre affirme que lorsqu’on prend le temps de regarder ses œuvres, on voit beaucoup de choses figuratives. « Je raconte des histoires au travers mes œuvres et c’est important qu’il y ait un message derrière chacune d’elles. J’y cache beaucoup de choses, car je trouve ça intéressant qu’après un an, tu puisses encore y voir quelque chose que tu n’avais pas vu au tout début », ajoute-t-elle. La collection Belles et imparfaites s’ajoute à son parcours, représentant la femme sous toutes ses facettes. Stéphanie raconte que l’idée est partie d’un reportage qui présentait des femmes de tous les âges avec leurs complexes. « Je me suis dit que je pourrais créer des tableaux où l’on voit des femmes bien avec leur personne, mais avec un petit quelque chose d’imparfait », explique-t-elle. Cette collection lui a valu le Prix de la députée de Terrebonne, Charmaine Borg, lors du Symposium de l’AAAVT en 2013.

L’artiste a aussi créé une installation extérieure, Tourbillon de paroles, exposée sur le site de l’Île-des-Moulins en 2013, dans le cadre de la Journée des Musées. En duo avec Daniel Dufour, peintre et sculpteur, cette installation s’inspirait du tourbillon de papiers que l’on retrouve à travers l’exposition Récits d’une seigneurie à l’Île-des-Moulins. Le thème principal de cette installation était la communication, tout en y racontant l’évolution de Terrebonne, d’hier à aujourd’hui. L’année suivante, Stéphanie a remporté le prix Création émergente des Grands Prix Desjardins de la culture.

Un premier projet d’exposition

« J’ai un besoin de toujours me surpasser, de me mettre au défi et de sortir de ma zone de confort ». Son plus récent projet, 13 fragments identitaires, en est la preuve. En collaboration avec les artistes Ginette Trépanier, Michel Boire et Manon Leblanc, cette exposition multidisciplinaire rallie la peinture, la sculpture et l’écriture, tout en mettant la langue française en avant-plan. «J’ai décidé de mélanger l’écriture et la peinture, tout en représentant l’oiseau dans chacun de mes tableaux, car plume de liberté, mais en même temps plume d’écriture et plume d’oiseau », dit-elle. Stéphanie souhaitait toucher plusieurs sphères de la culture en général à travers son projet d’exposition. « Notre culture, c’est notre identité. Je mise beaucoup sur le produit de chez nous », assure l’artiste. Elle en est ressortie lauréate du Prix international Saint-Denys-Garneau pour l’ensemble de son travail.

Stéphanie a d’autres projets prévus pour la suite, dont sa collaboration à la deuxième édition du collectif En canotant dans Lanaudière. Elle finalisera également son projet d’exposition 13 fragments identitaires. « J’aimerais vraiment que cette exposition devienne itinérante », souligne-t-elle.