Le début de la pré-campagne électorale provinciale

Le début de la pré-campagne électorale provinciale

Par Mathieu Bélanger

Puisque nous sommes à un an du déclenchement des prochaines élections générales provinciales, votre Espion politique a voulu faire le point avec les deux députés provinciaux du coin : Mathieu Lemay (Masson, CAQ, en poste depuis 2014) et Mathieu Traversy (PQ, Terrebonne, en poste depuis 2008), interviewés séparément, bien sûr. Clairement, pour les deux politiciens, la prochaine année se déroulera sous le thème de la campagne électorale de 2018.

Mathieu Bélanger : Quelle est votre plus grande réalisation depuis le début du mandat?

 Mathieu Lemay : Ma plus grande réalisation, c’est ma participation aux travaux parlementaires portant sur les projets de loi, particulièrement les projets de loi 102 (sur la qualité de l’environnement), 104 (sur les véhicules zéro émission) et 132 (sur la conservation des milieux humides et hydriques). J’ai proposé plusieurs amendements à ces projets de loi, dont certains ont été acceptés par le gouvernement.

Mathieu Traversy : Il y a plusieurs enjeux dont je suis fier. Au niveau local, j’ai aidé à trouver des sommes pour contribuer au verdissement de l’école Armand-Corbeil, qui en avait bien besoin. Aussi, j’ai travaillé pour que soient augmentées les indemnisations que les parents biologiques reçoivent lorsqu’ils s’occupent d’enfants lourdement handicapés. Au niveau plus large, je suis heureux d’avoir participé, avec le reste de la collectivité, au combat gagné contre Énergie Est et aux efforts toujours en cours concernant l’autoroute 19.

MB : Quelle est votre priorité pour la prochaine année?

ML : Étant porte-parole en matière d’environnement pour mon parti, c’est là-dessus que je vais consacrer mon attention pour la prochaine année. Particulièrement, le gouvernement doit déterminer et publier des règlements touchant le Fonds vert et toute la question du forage, en déterminant par exemple où il est permis de le faire. Il y a tout un travail de discussion avec les gens du ministère et avec la ministre elle-même à faire pour s’assurer que les meilleurs règlements possible puissent être mis en application.

MT : Ma priorité pour la prochaine année est de démontrer pourquoi le PQ est le parti du changement, pourquoi on a « besoin d’un gouvernement qui sait compter et qui a aussi du cœur » et que ce parti-là, c’est le Parti québécois. Nous devons expliquer notre programme à la population.

MB : Depuis les dernières élections, en 2014, le PLQ a toujours été en avance dans les sondages. Qu’est-ce qui vous fait croire que la situation pourrait changer d’ici un an?

 ML : Il faut faire attention avec les sondages. Souvent, ils ne tiennent pas compte de la représentativité des régions. À cause de la concentration du vote libéral, forte à Montréal, mais faible en région, même si dans la population générale le PLQ obtient quelques points d’avance sur nous, on peut gagner. Conséquemment, lorsqu’on regarde la situation dans les régions, on évalue nos chances de former le prochain gouvernement à très bonnes.

MT : Il faut comprendre que depuis les dernières élections, on a eu au PQ beaucoup de discussions à l’interne. C’est-à-dire qu’on a eu d’abord un post-mortem ayant suivi notre défaite électorale, puis deux courses à la chefferie, pour finir avec un congrès. Mais depuis, on a créé un nouveau programme en septembre dernier. Aussi, on a l’équipe avec le plus d’expérience et d’expertise. On est confiant dans nos chances de convaincre les Québécois.

MB : Quel est votre plus grand adversaire? Le PLQ ou l’autre principal parti d’opposition?

 ML : Les libéraux. Le PQ est usé. Depuis le début du mandat, le PQ a démontré qu’il n’était plus dans la course. De l’autre côté, le Parti libéral va toujours être présent dans le paysage politique. Le vrai marathon, c’est contre lui.

MT : Les deux sont des adversaires. Le défi, c’est d’expliquer en quoi la CAQ et le PLQ sont du pareil au même. Ils partagent les mêmes idées et certains politiciens ont même passé d’un parti à l’autre facilement, comme Gaétan Barrette. Barrette, c’est les mêmes idées qu’il met en place présentement que ce qu’il proposait lorsqu’il était à la CAQ.

MB : Comptez-vous vous représenter aux élections l’an prochain?

 ML : Oui, je désire être encore candidat. Comme j’habite à Mascouche, qui va continuer de faire partie de la circonscription de Masson malgré le redécoupage de la carte électorale, je serai encore candidat dans Masson.

MT : Je suis en train de faire le bilan d’où j’en suis, de ce que j’ai réalisé et ce que je désire encore réaliser comme député. Je vais bientôt pouvoir faire une annonce à ce sujet.