Flexitarienne

Flexitarienne

Par Marianne Girard

Je suis émerveillée devant le mouvement actuel du végétarisme. C’est motivant de constater l’ouverture et l’intérêt grandissant des gens à améliorer leur alimentation. C’est inspirant et on ressent que ce n’est pas un mouvement isolé. On le voit dans les menus au restaurant et avec l’accessibilité d’ingrédients nourrissants et sains.

Aujourd’hui, je fais le choix de manger responsable. Depuis plusieurs années, je décide des aliments qui entrent chez moi et leur provenance. Il n’y a rien de parfait, que des améliorations que j’apporte au fil de mes découvertes.

Je mange avec conscience. Je réfléchis davantage, et heureusement en bonne épicurienne, je ne résiste pas à la tentation des gourmands plaisirs de la table.

Sur le point de manger local, été comme hiver, les Fermes Lufa ont grandement innové avec l’installation de serres sur les toits. C’est impressionnant, les prix sont bons et la diversité aussi. Je suis fière d’être une « lufavore » et d’encourager une collaboration de producteurs du Québec! Ils ont plusieurs points de chute dans notre coin.

En saison, appuyer les fermes locales, ça va de soi! Certaines disparaissent et souhaitons que la majorité s’enracine davantage dans nos communautés et agrandissent. Ils travaillent fort et ils contribuent à notre souveraineté alimentaire. Nous ne voulons pas dépendre des marchés étrangers pour notre énergie quotidienne et nous devons restreindre l’émission de gaz à effet de serre. Fréquentons nos marchés publics de Terrebonne et de Mascouche, vous y découvrirez une belle diversité d’artisans-producteurs de notre région.

Justement, diminuer notre consommation de viande est un défi prioritaire pour les terriens. Retirer 500g de viande par semaine de notre assiette équivaut à sauvegarder l’équivalent de 6 mois de douche en eau potable! Ne pas prendre sa douche pendant une demie année ou découvrir un monde d’aliments végétaux riches en protéines et tellement plus digestes pour notre corps? Je ne scande pas le végétalisme pour tous, je crois plutôt qu’un repas à la fois, nous devons intégrer plus de végétaux nutritifs et goûteux à notre assiette. Autant pour la question économique, qu’environnementale et évidemment pour notre santé.

Laissons-nous inspirer par la nature, ses épices, ses couleurs et sa vitalité! C’est une question d’équilibre! (Ah! L’équilibre!) De là, j’avoue que le terme « flexitarienne » me convient parfaitement. Selon les saisons, les offrandes et les convives, je m’adapte pour répondre à un besoin de base, manger! Bien manger en pleine conscience!