Reculer pour mieux sauter

Reculer pour mieux sauter

Par Élisa-Ann Sourdif

Depuis le dernier numéro de l’Espion de Quartier, j’ai beaucoup réfléchi à mes orientations de départ, je me suis questionnée à savoir si j’avais atteint mes objectifs. Bref, j’ai fait un bilan de cette année et demie (et des poussières) et des neuf numéros qui composent ma contribution au magazine. L’exercice s’avérait nécessaire et se révélera, à moyen terme, profitable pour la suite de ma participation à cette belle aventure qu’est l’Espion de Quartier.

Pourquoi faire un bilan après neuf numéros alors qu’il y en a six par année? D’abord, il n’y a aucune loi qui exige de se remettre en question après des cycles préétablis, comme aux années complètes. Ensuite, parce que j’ai connu une sérieuse baisse d’inspiration au moment de rédiger le dernier numéro. J’ai choisi de reculer, un peu, pour mieux sauter.

Objectifs atteints

Mon objectif de départ était de vous partager mes découvertes gourmandes afin de répondre aux questions : « Où manger », « Où acheter? » et « Qui sont les artisans derrière nos saveurs locales? ». L’Espion de Quartier m’a permis de parler, jusqu’à maintenant, de 14 restaurants, 6 entreprises agroalimentaires et 5 magasins/épiceries. Je suis très fière de mes sujets principaux, qui ont été variés, intéressants et originaux.

En survolant mes précédents écrits, j’ai réalisé que l’objectif global, soit de partager mes découvertes gourmandes, a été atteint à ma satisfaction. Je considère avoir bien répondu aux questions « Où manger? » et « Où acheter? ». Par contre, et c’est là toute l’utilité de prendre le temps de faire un bilan, je considère avoir délaissé un peu les artisans, pourtant un sujet qui me passionne.

Je rectifie donc légèrement ma trajectoire. Pour les numéros à venir, je souhaite mettre plus de temps et d’énergie à dénicher, rencontrer et, bien sûr, goûter les créations de nos artisans locaux. Comme tout est une question d’équilibre, il ne s’agit pas ici de délaisser les autres sujets, mais bien de rétablir l’équilibre entre les différentes sphères du domaine culinaire que je souhaite explorer dans cette chronique.

Je commence dès maintenant, dans ce numéro, en vous présentant deux artisans de chez nous, Jean-Philippe Villeneuve et Guillaume Roy, et leur entreprise Les cornichons Dillicieux. J’ai d’ailleurs eu beaucoup de plaisir à découvrir ces artisans et leur entreprise, mais encore plus à goûter leurs produits, qui sont aussi délicieux que leur nom le laisse entendre.